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Jours fériés au Sénégal : faut-il ouvrir la boîte de pandores ?

Posté par: Yatma Dieye| Jeudi 13 décembre, 2012 18:52  | Consulté 4272 fois  |  24 Réactions  |   

 Le Sénégal a hérité d’une tradition coloniale chrétienne qui cala le rythme de l’administration coloniale au rythme de la pratique religieuse chrétienne. Aussi les jours fériés ainsi que les horaires de travail ont-ils épousé le calendrier religieux chrétien hormis les fêtes civiles et les fêtes musulmanes de la korité et de la tabaski, le lendemain de cette dernière n’étant pas férié. Au chapitre des fêtes chrétiennes, on pourra citer entre autres Toussaint, Pâques, Ascension, Assomption, Noel, Pentecôte.

L’administration postindépendance a poursuivi cette tradition, dans un pays soit dit en passant, musulman à 95% de sa population. Mais cette posture ne semblait pas déranger outre mesure depuis les indépendances jusqu’à une période récente qui a vu l’ancien président de la République Abdoulaye Wade (pour des raisons politiciennes ou objectives, à chacun d’en juger) décréter le Magal de Touba (événement religieux de la confrérie mouride) férié pour l’année 2012. Le président Macky Sall s’est engouffré dans cette brèche pour renouveler l’opération pour l’édition 2013 du Magal de Touba.

Certains éléments de contexte se révèlent utiles à rappeler. Le Sénégal dispose de plusieurs confréries et mouvements religieux (moins d’une dizaine) qui ont chacune leur jour de commémoration ou de célébration (Tijaniyya, Mouride, Layène, Niassène, Qadir…). Chez les catholiques, il faut mentionner le pèlerinage annuel de Popenguine. On pourra rajouter les nombreuses autres fêtes traditionnelles ou animistes (qui ne font pas l’objet de jours fériés).

Devant un tel contexte, le sérieux veut que la question des fériés au Sénégal ne se règle pas à coup de décret annuel. Le propos du post n’est pas de juger du caractère pertinent ou non de décréter le Magal férié; de nombreux éléments objectifs pourront d’ailleurs plaider en faveur d’une telle décision. Mais la réflexion ici posée, va au-delà d’une seule confrérie et des seuls acteurs religieux. Il est question de méthodologie de travail et de processus de décision. En effet, une telle posture unilatérale prête à conséquences diverses dont un sentiment inégalitaire qui pourrait potentiellement perturber l’équilibre social.

Un jour férié induit plusieurs répercussions sociales, économiques, administratives, structurelles etc. Le choix d’en décider devrait donc faire intervenir l’ensemble des acteurs concernés. Au rang des parties prenantes à consulter, il y a les représentants religieux de l’église, de l’islam et des communautés traditionnelles ou animistes; les opérateurs économiques, les sociologues, le monde de l’éducation, divers syndicats, la société civile et l’Etat (liste non exhaustive).

Jusque là, les personnes souhaitant se rendre au Magal ou à d’autres événements religieux usaient de leur compteur « temps » et posaient des jours de congé. Une des pistes de travail serait de comptabiliser le nombre de jours de congé payés posés lors de ces événements afin de bien peser le besoin. Il sera utile d’affiner ce travail par une approche statistique multisectorielle pour mieux aider dans les décisions à prendre en évaluant les conséquences économiques notamment pour les différents secteurs. Au sein du Ministère de l’Economie et des Finances, la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) a déjà travaillé sur les répercutions économiques des jours fériés.

Pour garantir une paix sociale comme cela a toujours été le cas au Sénégal, il est inopportun d’opposer les citoyens par de telles mesures asymétriques. Il ne s’agira pas non plus crier haro sur les fêtes religieuses chrétienne (il n’y a d’ailleurs aucune revanche à prendre, juste un pays à administrer et une paix à perpétuer). L’idée ici est juste de trouver des solutions concertées sur la question des jours fériés afin d’opérer les meilleurs choix pour notre pays et non d’utiliser de façon discrétionnaire le décret comme solution miracle. Cet outil est au mieux, un pansement (d’urgence). Il ne s’inscrit guère dans une logique d’administration pérenne et planifiée.

Yatma DIEYE

Club Upsilon

Cercle de Reflexion pour le

Développement du Sénégal

www.club-upsilon.com

 

 L'auteur  Yatma Dieye
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Roy_Ak_Romb on December 13, 2012 (22:35 PM) 0 FansN°:1
Malgré les précautions oratoires,il semble bien que c'est le férié décrété pour le Magal chaque année depuis le "coup" de Wade qui dérange.
Je vous le concède,vous admettez qu'il y a des éléments objectifs qui plaident en faveur d'une telle décision.
Mais par rapport à votre titre, quitte à ouvrir la boite de pandore, il semble que c'est la question des fêtes coloniales qu'il faut avoir le courage d'examiner. Il est incongru que 500.000 citoyens rythment la vie de 11.500.000 autres. Il est inadmissible que personne n'ose poser ce débats en ses vrais termes.
Le déséquilibre cest là qu'il se situe. La frustration et le danger aussi. Le politiquement correct étouffe un grognement qu'on ferait mieux de traiter sereinement mais courageusement. Il ne sert à rien de sans cesse pousser la poussière sous le tapis.
Pourquoi ne pas faire du vendredi le jour de repos hebdomadaire puisque 11.500.000 citoyens ne vont pas à la messe le dimanche. Si 4.000.000 de mourides ont toujours été dans l'obligation légale de déposer une demande de permission pour ce qui représente le plus grand jour de l'année pour eux, 500.000 chrétiens devraient pouvoir en faire de même pour le multitude fêtes qui les concernent (partiellement d'ailleurs).
Silver on December 14, 2012 (08:07 AM)0 FansN°: 525522
Merci pour ces réactions. En fait il n'est ici pas question d'un dérangement ou d'une frustration quelconque à la faveur ou contre un évènement donné (magal, gamou etc.). Il n'y a pas deux camps qui s'opposent, ni confessionnels, encore moins confrériques. L'idée ici est d'encourager le gouvernement et la société au dialogue, de susciter un débat avec les différentes parties et de prendre à l'issue une décision concertée.

Si le vendredi devait être un jour férié, pourquoi pas ? Mais cela impacterait le champ religieux, le rythme scolaire, la vie des entreprises et donc les coûts salariaux et l'organisation(si le vendredi devenu férié devait être travaillé pour une entreprise qui commerce par exemple avec l'étranger ou que ses partenaires ne puisse pas travailler le dimanche juste pour lui - y aura-t-il un week-end, c'est-à-dire la possibilité d'avoir dans certaines profession deux jours de suite non travaillé, ce qui socialement prête à conséquence)... Une telle décision ne peut donc se prendre de façon unilatérale.

Ceci juste pour illustrer que la solution doit être globale et concertée et que la question ne saurait se régler à coup de Décrets annuels et de façon discrétionnaire.
THIAM OUMAR on December 13, 2012 (23:36 PM) 0 FansN°:2
Cher Mr Dieye,
Je suis tout à fait d'accord avec votre point de vue.Je déplore que le gouvernement n'ai pas pris le temps de la réflexion et surtout de concertation. Mais au delà de la question des jours fériés pour des fêtes religieuses, je pense que pour le renforcement de notre démocratie et de notre stabilité sociale, il est temps que s'ouvre le débat sur la laïcité au Sénégal. Après le mélange des genres que nous avons vécu sous le régime de Wade et la perpétuation de ces pratiques sous le régime actuel, il est, à mon avis important, temps que l'on réfléchisse sur la place du religieux dans le champ politique et la vie de la République.

En tout cas, je vous encourage à poursuivre la réflexion car nos jeunes Etats ont besoin de se nourrir du savoir et de l'expertise des groupes de réflexions (thinks thanks).
Silver on December 14, 2012 (08:33 AM)0 FansN°: 525564
Merci de ce retour qui nous encourage tous, chacun à son niveau à poursuivre son action en faveur du Sénégal. En fait, nous aimons tous le Sénégal, mais chacun à sa manière. En vérité, l'Homme est par essence un être social. Il nous faut juste apprendre, réapprendre ou continuer à ne pas perdre de vue l'ordre des priorités : l'intérêt collectif avant l'intérêt individuel. C'est la seule façon de gagner individuellement et collectivement.
AlphaOne on December 14, 2012 (07:07 AM) 0 FansN°:3
Merci pour cette contribution, pleine de sagesse.
Anonyme on December 14, 2012 (08:59 AM) 0 FansN°:4
Vous avez tout à fait raison cher chroniqueur continuer à denoncer cela quitte à ècrire au président pour revoir cet héritage coloniale
L'homme de la vérité on December 14, 2012 (10:45 AM) 0 FansN°:5
chers senegalais de toute facon le magal de touba est un férié avant meme qu'il soit decrété par le gouvernement,prenez tous les magal de 2000 à 2007 toutes les entreprises sont non fonctionnelles, les administrations sont desertes, les écoles sont vides et le transport est perturbé, donc de faite de décreté magal comme férié c'est un logique incontournable parceque c'est la réalité qui l'impose,osons le dire le problémé se trouve sur les multiples fériés qui concernent les chrétients alors que les mourides sont 10 fois plus nombreux que les chretients donc si on parle de laicité on a qu'a dimunié certains fériés que personne ne sait son importance à la faveur du magal
merci de votre compréhension et je m'exscuse si j'ai offensé
Silver on December 14, 2012 (12:16 PM)0 FansN°: 525888
Merci de cette contribution. Je comprends votre réaction qui peut être tout à fait légitime. Mais le seul souci est qu'elle n'est pas en phase avec le projet de ce post. Il ne s'agit pas d'un débat confrérique ; il ne s'agit pas non plus d'un débat sur le bienfondé de considérer le Magal comme férié ou non; il ne s'agit même pas d'un débat religieux.
La seule problématique ici posée, est celle d'un processus de décision sur un sujet d'importance sociétale. Appartient-il à un homme et un seul de décider de cette question? Il peut être utile de faire un petit rappel sur le sens d'un Décret. Il s'agit ici d'un acte qui a été pris par un individu, en l'occurrence le Président, qui représente l'Exécutif. Le pouvoir législatif, donc le Parlement qui représente la voix du peuple n'a même pas pris part à cette décision.
Tout le débat est situé à ce niveau. Est-ce qu'une décision d'une telle importance devrait émaner de l'exécutif ?
Il m'est avis que non, du fait de l'ensemble des implications que cela comporte et que donc la sagesse dicte de consulter toutes les parties prenantes et de prendre une décision concertée et avalisée par les représentants du peuple.
Cela ne signifie nullement que la décision de décréter le Magal férié n'est pas adaptée à un besoin, mais qu'elle n'a pas sacrifié au formalisme qui lui donnerait plus de légitimité et d'acception de la part des citoyens.
Advisor on December 14, 2012 (13:38 PM) 0 FansN°:6
M. Dièye a raison de poser ce débat qui va, à mon avis, au delà du fait religieux et à fortiori des confréries religieuses. Il n'y a pas plus de fêtes décrétées au Sénégal que dans beaucoup d'autres pays du monde. Ce qui est en cause, c'est l'appréciation que les Sénégalais semblent en avoir : Un jour de repos supplémentaire qui, malheureusement, ne prend pas en compte la perte énorme pour nos économies (contrairement à ce que certains en pensent). J'aurai tendance à proposer, conformément à ce que pensent de nombreux sénégalais, une suppression de certaines fêtes, ou tout au moins leur rationalisation, notamment quand il s'agit de certaines fêtes chrétiennes que nos parents chrétiens pourraient fêter sans aucune contrainte.

Je me rappelle à l'époque que plusieurs de nos camarades de promotion de confession chrétienne avaient la permission de s'absenter sans dommage pour les élèves musulmans pour les communions. Cette pratique pourraient concerner les nombreuses commémorations confrériques musulmanes qui ne devraient paralyser en rien l'activité économique du pays, ceux qui restent travailler étant largement supérieurs à ceux qui se déplacent. En conséquence, les convictions religieuses seraient respectées sans pour autant pénaliser le secteur privé notamment. D'ailleurs, la France, fille aînée de l’Église, a entrepris, depuis quelques années, une réflexion dans ce sens. Pour une fois nous pourrions emprunter la même...
Anonyme on December 14, 2012 (14:08 PM) 0 FansN°:7
salam chers compatriotes je voudrais juste vous rappeler que la foi est sacrèe et sensible. maitenant en revenant sur le dèbat posè je pense seulement vous devriez prendre un autre exemple que le Magal. il existe pas mal de decrets pris par les prèsidents par exemple Décret n° 2011-1011 du 15 juillet 2011 modifiant les articles 2 et 5 du décret n° 2011-311 ... cette hausse de taux sur l'ènergie pourtant n'a pas sucitè de polèmique alors je pense que ce decret ne devrait pas faire èpancher tant d'encre vraiment. sino je suis d'accord que l'on revoie le calendrier Sènègalais avec ses nombreux jours fèriers. je vous remercie.
Silver on December 14, 2012 (17:35 PM) 0 FansN°:8
Je me rends malheureusement compte que certains n'ont pas compris l'objet de ce post et réduisent le débat au champ religieux, pire encore, à une opposition musulmans/chrétiens ou mourides/chrétiens.

Ceux qui ont l'habitude de lire mes post ou qui prennent le temps de lire attentivement cet article en particulier se rendront compte que point n'est question ici de confrontations religieuses. En plus du post même, j'ai rappelé à plusieurs reprises dans les réponses aux commentaires de quoi il s'agissait.

Je ne peux malheureusement empêcher les lecteurs d'avoir certaies pensées, ce n'est d'ailleurs pas le but de ce blog qui privilégie l'échange et le partage des idées. Mais Ceci peut et doit se faire dans la cordialité et le respect mutuel.
Les commentaires qui vont dans le sens d'alimenter le débat et non d'opposer les communautés seront accueillis avec beaucoup d'intérêt. Pour ceux qui pensent que dialoguer, c'est imposer ses idées, quitte à la faire par la violence verbale, je ne peux que vous orienter vers d'autres blogs qui s'y prêtent le mieux. Par ici, la courtoisie est de rigueur.
Bien à vous.
La Vérité on December 14, 2012 (19:32 PM) 0 FansN°:9
Il semblerait plus intelligent de ne pas bouleverser l'ordre établit d'autant qu'il correspond à celui de la majorité des pays et permet donc des relations plus aisées .
Anonyme on December 14, 2012 (19:47 PM) 0 FansN°:10
L'idéee pertinente, c'est celle évoquée dans le premier comment de Roy ak Romb : "Il est incongru que 500.000 citoyens rythment la vie de 11.500.000 autres". D'où donc, il faut renverser la logique : les 500.000 compatriotes déposeront une permission pour les fêtes chrétiennes (plus catho d'ailleurs). Au passage, le jour férié de Tamkharite devrait être viré : tous les ulémas locaux vous diront qu'en Islam il n'y a que deux fêtes (Eidaïn comme ils disent).

Le MEF et la DPEE ou mieux les organisations patronales devraient se pencher sur la question pour mesurer les gains de productivité attendues...
Affiche mon commentaire way on December 14, 2012 (20:53 PM) 0 FansN°:11
Pourquoi mon commentaire n'apparait pas. Moi aussi je reflechis sur la question et je veux partager. affiche mon commentaire waay

c'est vraiment dommage que certains ne peuvent "raisonner" sur certaines questions qu'en terme de "concurrence" religieuse-confrerique-etc...

cet article est excellent et très équilibré contrairement à la plupart des autres sur la question qui ne parle des fériés que "pour demander la suppression des fêtes chretiennes" comme si ils cherchaient une revanche ou ils voulaient placer leur confrérie. ces gens ne parlent des fériés qu'en terme de "contre les chretiens" et jamais en terme " pour le seneagal". donc je félicite l'auteur de ce post, et je suis d'autant plus content qu'il a une vision inclusive en integrant les eventuelles fêtes traditionnelles et animistes (je pense particulierement aux ethnies serers et diolas). en general rares sont ceux qui y pensent et pourtant c'est une grave injustice que ressentent ces groupes et tot ou tard ils vont le faire savoir.

Ceci etant dit il faut préciser :
1- l'eglise a dejà reflechi sur cette question dés les années 90 et avait proposé au president Diouf des modalités au cas ou l'Etat voudrait revoir les jours fériés au senegal. Seulement elle avait souhaité, que si un tel remaniement doit avoir lieu, qu'il soit guidé par une volonté d'équilibre et de stabilité sociale, le developpement économique mais pas parce que des certains fanatiques ne veulent pas que les chretiens...
Un résumé  on December 14, 2012 (21:02 PM) 0 FansN°:12
voila ce que disais je ne sais plus quand au sujet des fériés.

"tu as peut être raison. mais ce que tu ignores c'est que dés 1994 je crois , nos évêques ont présenté au gouvernement du senegal des propositions au cas ou on va redéfinir les jours fériés au senegal. Je crois qu'il y'a des jours fériés obligatoires et d'autres qui peuvent être fêtés le dimanche suivant s'ils tombent un jour de semaine (dans tous les cas la chose a été déjà bien étudié et des solutions déjà disponible pour nous). a l'époque abdou diouf leur avait dit qu'il tiendra compte de leur proposition mais que le problème du pays n’était pas du aux jours fériés qui sont un droit mais plutôt à un manque de productivité. C'est à dire que les employés passent 5heures à faire une chose qu'ils peuvent faire en 40mn (un manque de sérieux dans le travail, en quelque sorte).

Enfin ce décret de Wade , à ce que j'en sais est parfaitement légal . En plus je trouve pas normal qu'on puisse travailler le lendemain de la Tabaski vu que la plupart des gens quittent pour aller dans leurs villages d'origine. Il faut au moins trois jours (même si je dois reconnaitre que pendant ces trois jours RIEN ne marche à dakar , ce qui est catastrophique pour l’économie aussi vu que c'est une fête qui touche la majorité de la population, l’arrêt de toutes activités ne doit pas être long.Par exemple les chrétiens peuvent prendre trois jours et aller voir leurs parents,...

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Yatma Dieye
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